Camille Pissarro, le premier des Impressionnistes

Expos Camille Pissarro, le premier des Impressionnistes

Le jeudi 23 février 2017 - dimanche 2 juillet 2017 00:00
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Camille Pissarro fut l’ami de Claude Monet et le défenseur de Georges Seurat. Paul Cézanne voyait en lui le “premier des Impressionnistes”. Le musée Marmottan-Monet consacre une rétrospective, la première à Paris depuis 36 ans, à cet artiste généreux et sous-estimé en France.


L’exposition Camille Pissarro, le premier des Impressionnistes présente, jusqu’au 2 juillet, 60 oeuvres de Pissaro dont huit exposées pour la première fois. Ces tableaux de toutes les époques retrace le parcours de l’artiste, depuis ses débuts sur son île natale de Saint-Thomas jusqu’aux panoramas urbains de la fin de sa carrière.

“Il y a une vision franco-française de Pissarro”, explique Christophe Duvivier, directeur des musées Pissaro et Tavet-Delacour à Pontoise. “Il y a beaucoup de grandes rétrospectives à l’étranger. Dans le monde entier, on le célèbre comme le père de l’Impressionisme, sauf en France.”


De l’amitié

En 1857, Pissarro rencontre Paul Cézanne, qui va devenir son ami et avec qui il va travailler pendant dix ans. “Cézanne a toujours été très admiratif de Pissarro qui l’a révélé à lui-même”, souligne Christophe Duvivier, commissaire de l’exposition avec l’historienne d’art Claire Durand-Ruel Snollaerts. Certains tableaux sont tellement “pissarro-cézanniens” qu’ils sont difficiles à attribuer au premier coup d’oeil.

Pissarro fut aussi l’ami de Monet qui lui donna l’argent nécessaire pour acheter sa maison à Eragny (Val-d’Oise). Les deux hommes sont toujours restés proches malgré leurs démarches souvent différentes.

La rencontre avec Seurat

Vers 1884-1885, Pissarro trouve que l’impressionisme commence à se répéter et décide de s’intéresser à la démarche pointilliste de Georges Seurat et découvre La grande Jatte, oeuvre fondatrice, dans l’atelier du peintre. “C’est un choc. Il sort très perturbé de cette visite”, raconte Christophe Duvivier.

Pissarro se lance alors dans des oeuvres divisées en petits points sans aller toutefois jusqu’à la radicalité technique de Seurat. Il signe quelques chefs-d’oeuvre comme La Cueillette des pommes aux remarquables effets d’ombre, L’Ile Lacroix, où se confondent ciel, fleuve et vapeur ou encore Le troupeau de moutons, soleil couchant, une gouache sur éventail.

Avec Relaxnews/AFP
Photo à la Une: »Boulevard Montmartre, soleil d’après-midi, Printemps 1897″ © AFP Photo/André Durand

Adresse : 2, rue Louis-Boilly, 75016 Paris
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